Quand l’horreur devient virale !!!
La banalisation du crime par le numérique
La diffusion de ces vidéos révèle une fracture morale profonde. Les auteurs sont des criminels, mais ceux qui diffusent, partagent ou consomment ces contenus deviennent complices. Dans l’ère numérique, un clic peut être aussi violent qu’un coup. La responsabilité collective est engagée : chaque partage entretient l’impunité et transforme l’horreur en banalité.
L’État face à son devoir
Le Ministère de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance a réagi en promettant des enquêtes et une prise en charge judiciaire. Mais les citoyens attendent davantage : des lois appliquées, des sanctions exemplaires, une régulation stricte des plateformes numériques. Protéger les mineurs n’est pas une option politique, c’est le test ultime d’une civilisation. Une transition qui laisse les enfants exposés n’est pas une transition, mais une régression.
La satire du quotidien
On nous répète : « Ne partagez pas ces vidéos ». Mais dans le même temps, les réseaux sociaux restent ouverts comme des marchés de nuit, où tout circule sans contrôle. C’est comme interdire le vol tout en laissant les portes des banques grandes ouvertes. Cette contradiction illustre l’écart entre les discours officiels et la réalité vécue par les citoyens.
La morale finale
Ces vidéos ne sont pas des faits divers. Elles sont des crimes. Elles révèlent une société qui s’indigne vite mais agit peu, qui condamne en paroles mais tolère en actes. Un peuple qui ne protège pas ses enfants prépare son propre effondrement. La République ne se mesure pas au nombre de discours, mais à la dignité des plus faibles.
L’horreur devenue virale est un miroir : elle reflète non seulement la violence des auteurs, mais aussi l’indifférence de ceux qui regardent. Il est temps de briser ce cercle vicieux. La protection des mineurs doit devenir une priorité absolue, car c’est à travers eux que se joue l’avenir du pays...
Par MK, auteur et citoyen vigilant | OBSERVATOIRE CITOYEN DU GABON

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