La souveraineté du peuple gabonais, socle de notre dignité
La souveraineté du peuple gabonais n’est pas une formule constitutionnelle figée.
Elle est l’essence même de notre vie collective, le principe qui fonde la légitimité de toute autorité.
Or, trop souvent, ce principe est confisqué, réduit à un rituel électoral vidé de son sens, alors qu’il devrait être le cœur battant de notre République.
La souveraineté n’est pas une faveur accordée par les institutions, elle est un droit inaliénable.
Elle appartient au peuple, et au peuple seul. C’est lui qui délègue, qui contrôle, qui sanctionne. C’est lui qui doit rester vigilant face aux dérives, aux abus, aux tentatives de réduire la citoyenneté à une simple formalité.
La souveraineté est vigilance, elle est exigence, elle est mémoire.
Nous devons rappeler que l’histoire du Gabon est jalonnée de luttes pour la dignité et la justice. Chaque génération a porté sa part de combat, chaque citoyen a contribué à maintenir vivante cette flamme. Aujourd’hui, il nous revient de transformer cette mémoire en action, de refuser l’indifférence, de réclamer des institutions transparentes et responsables.
La souveraineté du peuple gabonais est le socle de notre dignité collective.
Elle ne se négocie pas, elle ne se délègue pas sans conditions. Elle est le droit de dire non, le devoir de demander des comptes, la force de construire ensemble un avenir où la citoyenneté n’est pas un mot creux mais une pratique quotidienne.
Cette tribune est un appel : que chaque Gabonais se souvienne que la souveraineté n’est pas un héritage passif, mais une responsabilité active. Car un peuple qui veille est un peuple qui demeure libre.
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