ENFANTS DISPARUS, SILENCE COMPLICES
Une tragédie qui se répète...
Au Gabon, les disparitions d’enfants ne sont plus des faits isolés. Elles se multiplient, se murmurent dans les quartiers, s’exposent sur les réseaux sociaux, et pourtant elles peinent à trouver une réponse institutionnelle digne de ce nom. Chaque disparition est un drame familial, mais aussi un scandale national.
Le petit Pascal Cameron, disparu derrière l’hôtel de la CAN, incarne une fois cette tragédie. Les citoyens ont crié, partagé, alerté. Les familles ont supplié. Mais les forces de l’ordre, censées protéger, se sont contentées de promesses vagues et de déclarations creuses : « des dispositions sont prises ».
Résultat : aucune unité spéciale, aucune enquête transparente, aucune communication publique. Cameron est devenu le symbole d’un pays où l’on disparaît dans l’indifférence.
Ce silence n’est pas neutre. Il est complice.
- Complice, quand les forces de l’ordre tardent à agir ou minimisent les signalements.
- Complice, quand les autorités se réfugient derrière des formules bureaucratiques au lieu de mobiliser des moyens réels.
- Complice, quand les disparitions sont reléguées au rang de faits divers, alors qu’elles révèlent une faille profonde dans la protection des citoyens.
Les citoyens, eux, ne se taisent plus. Les réseaux sociaux deviennent des plateformes de vigilance. Les familles s’organisent, les voix s’élèvent, les tribunes se multiplient. Mais sans une réponse institutionnelle forte, cette vigilance reste un cri dans le vide.
Il est urgent de créer une Unité Spéciale des Disparitions, dotée de moyens humains et techniques, capable de réagir immédiatement et de rendre des comptes publiquement. Car chaque enfant disparu est une blessure infligée à la nation.
Vous souvenez-vous de l'histoire du petit Rinaldi? De bébé Berickya? Et de tous ces autres enfants portés disparu et dont les affaires sont restées sans suite jusqu'à ce jour??
Le silence des autorités n’est pas seulement une défaillance : il est une complicité. Et cette complicité doit être dénoncée, encore et encore, jusqu’à ce que la dignité des citoyens soit enfin respectée.



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